Nous les menteurs

Menteurs

Nous les menteurs

Ed. Gallimard

Nous sommes les Sainclair

Nous sommes riches

Nous sommes grands, nous sommes blonds

Nous sommes beaux

Voilà le credo de cette famille américaine, insufflé par le patriarche, homme richissime qui réunit tous les étés sa famille sur son île privée de Beechwood : ses 3 filles, blondes à la mâchoire carrée, et leurs enfants. Chacune a sa maison sur l’île, et aucune n’ignore l’héritage familial : l’éducation des Sainclair pour qui rien n’est impossible, la tête haute et ignorant les états d’âme. Au-delà des apparences, ce roman est le portait d’une famille bien sous tous rapport, qui se déchire, qui vacille, qui ne laisse rien paraitre, mais qui laisse son empreinte sur la nouvelle génération. Cadence, l’ainée des petits-enfants, subit un traumatisme l’été de ses 15 ans. Elle est retrouvée inanimée, en état de choc, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. La bande inséparable avec qui elle traine tous les étés est ébranlée. Plus aucun ne donne signe de vie, pas même son amour de vacances. Deux ans sans nouvelles, la laissant seule, déprimée, harcelée par de terribles migraines, avec toujours la même question angoissante ; que s’est-il passé cet été-là ? Mais l’année de ses 17 ans, elle retourne sur l’île, et retrouve toute la famille comme si de rien n’était. Sa mémoire va alors revenir, les souvenirs vont refaire surface, par morceaux, jusqu’à faire apparaitre la vérité, terrifiante, cruelle.

Un roman coup de poing, pour les ados, mais pas seulement.